anti-capitalisme

  • de l’intérêt d’une analogie entre société médiévale et économie contemporaine

    Notre monde se retrouve de nouveau confronté à des limites naturelles telles qu'avait pu les connaître la société médiévale, et dont nous avions cru nous être libérés. De cet aveuglement, notre focalisation sur la notion de croissance, mesurée de façon exclusivement monétaire, est responsable. Or précisément l'analyse de la société tardo-médiévale et moderne permet de se libérer de cette emprise qu'exerce le totem de la « croissance », parce qu'elle démontre qu'il n'est nullement nécessaire, dans une société où pourtant la monnaie fonctionne comme équivalent général, que les décisions « économiques » y soient pour l'essentiel réglées en fonction de la valeur monétaire.

  • à propos de « Construire l’autonomie » de Jérôme Baschet

    Sans revenir sur l’ensemble des nombreuses dimensions qu’aborde le texte de Jérôme Baschet, Construire l’autonomie : le commun sans l’État (sur éditions papiers/publications), je focaliserai mon commentaire autour du concept d’« autonomie » ; concept-clef dont je me propose d’éclairer l’équivoque, le subtil quiproquo auquel, selon moi, son usage renvoie dans la démonstration de l’auteur.

  • l'expérience zapatiste

    Même si, vue d’Europe, l’expérience zapatiste peut paraître lointaine et exotique, elle pourrait bien encourager une réflexion plus générale, susceptible d’être partagée d’un continent à l’autre. Il ne s’agit certes pas de transformer le zapatisme en modèle ou en doctrine, ce que les zapatistes eux-mêmes refusent avec la plus grande énergie. Il s’agit seulement d’observer leur rébellion pour tenter d’en tirer quelques enseignements, notamment en ce qui concerne les formes politiques de l’émancipation sociale.