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Centrale de textes non thématisée, Publications rassemble, sans considération de genre ni de format, les textes acceptés par les éditeurs, dont les auteurs revendiquent pleinement la paternité. Si un article paru dans Publications suscite le débat, le lecteur peut proposer une discussion dans la section Laboratoire. Proposer un nouveau texte.
  • projet de film

    Inspiré par l’ouvrage de Jean-Michel Palmier – Retour à Berlin – Un film d’Arnaud Lambert

  • Chapitre extrait du livre Ombres berlinoises, voyage dans une autre Allemagne, paru en 1996 chez Odile Jacob.
  • Notes à propos de "On the Bowery" de Lionel Rogosin

    Milieu des années 1950. Ray, qui vient de faire une saison sur les chemins de fer, débarque à New York. Au Bowery précisément, l’un des quartiers les plus miséreux de la ville où viennent s’échouer, dans les flophouses  et parfois à même le trottoir, les clochards, les marginaux et autres recalés du rêve américain.
    A propos du documentaire On the Bowery, de Lionel Rogosin (1956).

  • Cet article propose une synthèse critique et détaillée des contributions et discussions du premier colloque consacré à la réception des visual culture studies et aux travaux francophones dans ce domaine. Musée du quai Branly, Paris, 6-7 janvier 2011.

  • la performance des images (introduction)

    Ce texte constitue l'introduction au livre collectif La performance des images (Editions de l'Université de Bruxelles, 2010). Il s'agit d'ouvrir un champ d'exploration des images du point de vue de ce qu'elles font plutôt que de ce qu'elles signifient.
    Les images agissent, mais comment ? Du fait d'un "pouvoir" qui leur serait naturel ? On penche plutôt ici pour une hypothèse culturaliste : les images agissent à partir du moment où elles sont utilisées dans des conditions particulières qui en font des agents sociaux. Aussi cherchera-t-on à déterminer les quatre modalités principales qui rendent les images agissantes : l'efficacité, l'agentivité, la performativité et la puissance.

  • Mazagão, la ville qui traversa l'Atlantique

    Parmi les voies nouvelles qui s'ouvrent pour l'histoire, celle qui serait attentive à la multiplicité des temps et des rythmes sociaux, aux décalages et contrepoints paraît particulièrement fertile. Elle semble à même de mettre en lumière le clair-obscur des identités sociales, ainsi que les aléas des configurations socio-spatiales à l'œuvre dans la ville.
    Dès lors, quelques-uns des « sentiers détournés » de l'histoire, que nous invitait à suivre Marc Bloch il y a quatre-vingt ans de cela, pourraient à nouveau s'ouvrir.

  • les contemporains

    Force est de constater que les objets dont historiens, anthropologues, sociologues ont la charge relèvent pratiquement tous de catégories à hétérogénéité exacerbée. Pourtant ces chercheurs s'obstinent à les appréhender avec l'arsenal catégoriel « aristotélicien » : par la moyenne et la médiane, par l'habitus et l'épistémè, bref, par les régularités, statistiques et autres. J'accuse les sciences sociales d'être en retard d'un paradigme. Nulle part ne sont-elles plus ringardes que dans leur traitement de l’« identité collective ». On la cherche, on la reconstitue au centre, du côté de l'ordinaire, alors que l'identité, qu'elle soit individuelle ou collective, ne passe jamais par la moyenne. C'est la psychologie de la Gestalt qui l'enseigne : plus a-typique est le stimulus, plus il a des chances de s'imposer comme figure. Ce n'est ni le hasard, ni le piston qui ont fait de Napoléon une grande figure et de ses contemporains, des figurants. Chacun de ses maréchaux et grenadiers pris séparément était peut-être un brave type, mais nul n'avait les poumons pour tenir l'histoire en haleine vingt ans durant.

  • Notas sobre la espera de un peticionante de asilo en Francia

    Actualmente, la espera puede ser considerada como la “actividad” de aquellos que solicitan refugio en Francia por motivos políticos, y los centros de recepción y asistencia para peticionantes de asilo como lugares de espera. Las personas que encontré durante mi trabajo de campo debieron esperar la evaluación administrativo-legal de su solicitud entre seis meses y cuatro años, período durante el cual no pueden trabajar y su situación legal es precaria. Pero ¿qué quiere decir en realidad esperar? ¿Qué ocurre cuando se es puesto a esperar?
    En este artículo propongo estudiar las actividades cotidianas de un solicitante de asilo marfileño para pasar, matar u olvidar el tiempo, así como la forma en que otorga sentido a su experiencia. Basándome en una investigación etnográfica llevada a cabo en centros para peticionantes de asilo financiados por el Estado y administrados por distintas ONGs en los suburbios de París, me interesa indagar en lo que sucede cuando la espera se normaliza.

  • représentation de la terreur dans l’œuvre allemande de Fritz Lang (1919-1933 / 1959-1960)

    Que le cinéma de grande fiction travaille à se constituer en document, c'est la lecture que Fritz Lang n'a cessé de revendiquer. Mais par quelles voies le film accéderait-il à cette dimension documentaire ? Non pas par l'enquête sur le terrain, mais par les puissances de l'imagerie ; non pas par un protocole d'observation, mais par une confiance accordée à la langue ; non pas par la singularité du plan, mais par le système figuratif que le cinéaste élabore pour rendre compte de la terreur moderne.

  • Adam et l'Astragale

    Adam et l’astragale, deux faces d’une même question : celle de l’homme et de son humanité. Les auteurs proposent de poser la question de l'humain du point de vue de ses limites. Au lieu de demander aux sources la traditionnelle question philosophique « Qu'est ce que l'homme ? », il leur demande « Où s'arrête l'humain ? »

    Ce texte constitue l'avant propos de Adam et l'Astragale. Essais d'anthropologie et d'histoire sur les limites de l'humain, publié aux Editions de la Maison des Sciences de l'Homme (2009).

  • La marchandise est un spectacle. Comment transformer trois sous de plastique en jouet ? Le cinéma est le laboratoire des effets qui sacrent la marchandise, qui lui confèrent la vie éternelle de l’objet toujours neuf. La Californie, l’usine à rêves, invente les rituels du sacrement mercatique, de l’onction céleste qui transforme le pain des pauvres au travail en fétiche magique. Il y a, dans un film, un bout du mystère de la plus-value.

  • l'expérience zapatiste

    Même si, vue d’Europe, l’expérience zapatiste peut paraître lointaine et exotique, elle pourrait bien encourager une réflexion plus générale, susceptible d’être partagée d’un continent à l’autre. Il ne s’agit certes pas de transformer le zapatisme en modèle ou en doctrine, ce que les zapatistes eux-mêmes refusent avec la plus grande énergie. Il s’agit seulement d’observer leur rébellion pour tenter d’en tirer quelques enseignements, notamment en ce qui concerne les formes politiques de l’émancipation sociale.

  • les images comme acteurs de l'histoire

    L'événement est ce qui fait bouger la représentation jusqu'alors stable d'une situation. Il modifie notre perception des choses, les historiens comme les philosophes s'accordent pour lui attribuer cette capacité à briser l'intelligibilité du monde et à imposer une recomposition à partir des éléments nouveaux de la perturbation. À ce titre, l'événement est affaire de représentation, quelle que soit l'échelle de son impact, il peut être compris comme un mode de transformation de la rationalisation du monde. Qui décide alors de la valeur d'un fait, d'une expérience qui le hausse au niveau d'un événement ? Qui ou comment se décrète le quotient d'événementialité d'un fait vécu ?
    Représentation et événement. Deux mots, deux notions, un couple en apparence indissociable. Toute la difficulté consiste dès lors à comprendre ce composite qui est le cœur de notre relation à l'histoire.

  • D’un point de vue statistique les catastrophes (aux occurrences rares et amplitudes majeures) relèvent d’une forme « sauvage » de hasard. Cela les distingue des risques et les situe hors du paradigme scientifique de connaissance.
    L’étude de cas ethnographiques (Japon, Amazonie brésilienne) montre le type de rationalités que ces sociétés ont développé face aux catastrophes. S’ensuit une définition des catastrophes en fonction des "figures anthropologiques" des sociétés qui les subissent.

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