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Centrale de textes non thématisée, Publications rassemble, sans considération de genre ni de format, les textes acceptés par les éditeurs, dont les auteurs revendiquent pleinement la paternité. Si un article paru dans Publications suscite le débat, le lecteur peut proposer une discussion dans la section Laboratoire. Proposer un nouveau texte.
  • les naissances politiques de l’anthropologie historique

    Pourquoi l’anthropologie historique s’appelle-t-elle l’« anthropologie historique » ?
    Pourquoi Jacques Le Goff, au moment de forger l'expression, a-t-il préféré la référence anthropologique à celles d’ethnologie ou d’ethno-histoire?
    Des éléments de contexte (luttes de libération nationale, contestation de l'année 1968) sont largement intervenus.
    A  travers le cas particulier de l'anthropologie historique médiévale, nous verrons comment s'est opérée la décolonisation intellectuelle des sciences humaines françaises.

  • figure de la correction

    Le cas Obama soulève  de drôles de questions.
    Celle-ci notamment : comment une pure singularité peut-elle réunir une telle unanimité ?

  • a note on the film “Chicken Run” (2000)
    The western world had through the second part of the 20th century shifted from Death to Extermination.
    In this period the extermination camps became the absolute reference of Evil. When extermination becomes part of our daily life or at least its background, one is not surprised to see that it is transformed into myth and legends.
    From the documentary films made in the liberation of the camps, paying by half documentary film, as Nuit et brouillard [Night and Fog] (1955) of Alain Resnais, into sublimated films like, and Claude Lanzmann’s Shoah (1985). Later one we passed to a more consummate film like Schindler's List (1993), and to a fantastic films like La vita è bella (1997) of Roberto Benigni. Chicken Run (2000) is the next stage where the Extermination Camp becomes a fable...
  • image et transgression au Moyen Âge

    Pourquoi une image choque-t-elle ? Une réponse s'élabore au fil des pages autour du concept de montage : agencement des regards et des lieux, des figures et des temps. La méfiance croissante face aux images du mal, la naissance de l'émotion pornographique, l'émergence du graffiti contestataire, la destruction d'images par l'autorité qui les a commandées, l'élaboration savante de l'inimaginable : autant de phénomènes qui éclairent la transformation du rapport aux images en Occident. Transgression et image forment ici un couple dont l'histoire est mise en perspective avec le présent. Ce faisant, c'est la croyance en un pouvoir des images qui est décryptée.
    "A l'arrière de nos images" est l'avant-propos de Image et transgression au Moyen Âge, essai publié aux Presses Universitaires de France en avril 2008.

  • Si l'ethnologue assume d'une certaine manière le rôle d'un passeur, d'un traducteur, il doit lui-même, pour cela, effectuer un passage. Celui présenté ici conduit vers la fluctuance, dans le village sur pilotis de Salvaçao, en Amazonie brésilienne.

    Ce texte est l'introduction remaniée et autrement illustrée de "Vivre dans la fluctuance", édité en 2001 aux éditions Tel Quel.

  • à propos de "L'Image à l'époque gothique" (et de "L'Image à l'époque romane"), de Jean Wirth

    Le nouvel ouvrage de Jean Wirth s'impose, par son ampleur, comme un nouveau jalon dans la compréhension de l'image médiévale.
    Jérôme Baschet, autre grand spécialiste de la période, en fournit ici une lecture en profondeur et propose plusieurs pistes de réflexion qui concernent tant la méthode que l'interprétation proposées par J. Wirth.

  • introduction (Pour un autre Quattrocento)

    Ce texte est l'introduction d'un livre qui paraîtra prochainement aux Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
    Il constituera le premier ouvrage monographique en français sur le peintre vénitien Carlo Crivelli, refoulé de l'histoire de l'art mais qui, comme tout refoulé, fait retour un jour ou l'autre.

  • "Rien de mon visage"

    Rien de mon visage, roman écrit autour de la figure de Suzanne Moisson, est publié aux éditions Léo Scheer, dans la collection Laureli (mars 2012).

  • essai d'exposition

    "Aka (also known as) Chris Marker" est l'introduction de l'ouvrage éponyme, consacré au cinéaste Chris Marker, publié par Le Point du Jour editeur à l'automne 2008.
    Ce texte tente de préciser la méthodologie impliquée par la présentation  de l'« univers de signes », complexe et tramé, façonné par Marker depuis cinq décennies.

    « De Chris Marker, on connaît généralement quelques œuvres phares (Le Joli Mai, La Jetée, Le Fond de l'air est rouge), et parfois la légende : l'amour des bêtes, l'indépendance farouche, l'engagement constant, le goût du secret et celui des images.
    Composé de vingt-deux notices à la fois historiques et analytiques, ce livre prend en compte l'ensemble du corpus markerien – des premiers articles dans la revue Esprit aux films célèbres ou méconnus, en passant par les photographies, les objets multimédias, les textes de toutes natures.
    Cette forme ouverte a paru la plus à même de restituer la diversité du « phénomène » Marker, ses complexités comme ses cohérences. Also known as Chris Marker (« Connu aussi sous le nom de Chris Marker ») est moins le portrait d'un homme ou d'un auteur qu'un récit suggestif, une traversée des signes qui en tracent les possibles visages. » (LePointduJour éditeur)

  • Thanksgiving is an American holiday. It is the American holiday, the national holiday of American-ness. It is the holiday that marks belonging to the Corpus Americani.
    It is, moreover, unique to the United State of America.
    Notably, Thanksgiving is a National holiday, one in which a transfer takes place: from the public arena to the private sphere. For the main ritual the celebratory meal of roasted turkey is done not in the public space, but in the warm embrace of family, in the Home. It is celebrated mainly in the familial circle, around the family table. One’s belonging to the body of the Nation, to the political body, is manifested in the a-political body of the Family. The imagined national genealogy is transferred into the biological genealogy of the Family.
    What is the nature of this transference? For the holiday table is not the Table of the Lord, but merely the Table of the Nation. The body of the sovereign is passed into the familial body.
    But how is this passage from one to another effected?
    How does the holiday transfer from the Public to the Private?
    From the Nation to the Family? From narrative to practice? From myth to ritual and vice versa?
    In other words: how does the Corpus Americani transubstantiate, became flesh and blood?

  • le débat sur l'ornement au Quattrocento

    La peinture de Carlo Crivelli (v.1430-v.1494) comporte souvent des ornements en relief doré (couronnes, diadèmes, épées, clés etc.) dont l'étude a jusqu'ici été négligée par les historiens de l'art.
    C'est pour pallier ce manque que cet article est écrit. Car ces "meta-trompe-l'oeil" inscrivent les tableaux de Crivelli au centre de débats théoriques sur la peinture (la question du trompe-l'oeil, celle de l'ornement) et de problèmes théologiques sur l'image (sur la limite entre l'icône et l'idole, le culte licite des images et l'idolâtrie) qui agitent les intellectuels du Quattrocento.

  • une culture qui ne dit pas son nom

    Si le souci des hommes au Moyen Âge était de se distinguer des animaux – par une sexualité maîtrisée notamment –, ils érigèrent paradoxalement le comportement animal en norme du bon rapport sexuel, conforme à la nature.
    Obsession médiévale de se distinguer des animaux et exemplarité du modèle animal : comment comprendre l’articulation de deux propositions en apparence si contradictoires ?

  • notes rapides et répétitives sur un sport imaginaire ou petite utopique du footballeur

    Ces notes ont été rédigées en deux temps.
    La première moitié, au lendemain de la demi-finale de la Coupe du Monde de Football 2006 qui opposait l’équipe française au Portugal. L’autre moitié, dans les jours qui ont suivi la finale perdue par les Français contre l’Italie.
    Ces réflexions, généralement lacunaires, reposent sur deux propositions qu’il est plus commode de préciser d’emblée.
    Proposition n°1 : il est probable qu’un match de football ne se gagne pas par l’accumulation des buts, mais grâce à la création et l’incorporation par les joueurs d’images de victoire. Contre toute attente, le matériel élémentaire du match de football n’est pas la physicalité (le terrain, le ballon, la vitesse, la frappe) mais l’imaginaire (et c’est ce qui explique les engouements et les débordements des publics et des nations).
    Proposition n° 2 : un seul joueur de football en activité a compris l’importance des images, la nature imaginaire de son sport.

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