yoann moreau

  • D’un point de vue statistique les catastrophes (aux occurrences rares et amplitudes majeures) relèvent d’une forme « sauvage » de hasard. Cela les distingue des risques et les situe hors du paradigme scientifique de connaissance.
    L’étude de cas ethnographiques (Japon, Amazonie brésilienne) montre le type de rationalités que ces sociétés ont développé face aux catastrophes. S’ensuit une définition des catastrophes en fonction des "figures anthropologiques" des sociétés qui les subissent.

  • de Maguy Marin & Denis Mariotte

    Ce papier ne concerne pas tant la pièce (Turba, de Maguy Marin & Denis Mariotte) que sa représentation du 07 février 2009 au théâtre de la Ville de Paris, interrompue par une partie du public. Je souhaite montrer en quoi cette interruption (momentanée), participe à cette pièce, ajoute à son propos et lui donne une vitalité transgressive rare.

  • rites, guerres et fêtes

    Propositions d'étude des dégénérescence des catastrophes en chaos/désastres et des dynamiques sociales mises place pour y faire face. La discussion est initiée à partir du livre de Roger Caillois, L’homme et le sacré, notamment la perspective qu'il développe sur la transgression du profane que réalisent les phénomènes festifs, les rites et les guerres.

  • Si l'ethnologue assume d'une certaine manière le rôle d'un passeur, d'un traducteur, il doit lui-même, pour cela, effectuer un passage. Celui présenté ici conduit vers la fluctuance, dans le village sur pilotis de Salvaçao, en Amazonie brésilienne.

    Ce texte est l'introduction remaniée et autrement illustrée de "Vivre dans la fluctuance", édité en 2001 aux éditions Tel Quel.

  • Il y a dans l'organisme humain des micro-organismes qui possèdent leurs patrimoines génétiques propres (A.D.N.), ce sont par exemple les mitochondries, les "flores" (intestinales, vaginales, cutanées, etc.), les bacilles (intestinaux, rénaux, etc.), les microbes (innombrables tant en variété qu'en quantité), etc.
    Chacun d'eux se reproduit en notre sein de manière quasi-autonome (l'organisme humain les contrôle en partie en influant sur leur milieu). Sans eux nous ne serions pas en mesure de vivre : sans mitochondries par exemple, aucun animal ne serait capable d'assimiler l'oxygène.