imaginaire

  • La marchandise est un spectacle. Comment transformer trois sous de plastique en jouet ? Le cinéma est le laboratoire des effets qui sacrent la marchandise, qui lui confèrent la vie éternelle de l’objet toujours neuf. La Californie, l’usine à rêves, invente les rituels du sacrement mercatique, de l’onction céleste qui transforme le pain des pauvres au travail en fétiche magique. Il y a, dans un film, un bout du mystère de la plus-value.

  • figure de la correction

    Le cas Obama soulève  de drôles de questions.
    Celle-ci notamment : comment une pure singularité peut-elle réunir une telle unanimité ?

  • essai d'exposition

    "Aka (also known as) Chris Marker" est l'introduction de l'ouvrage éponyme, consacré au cinéaste Chris Marker, publié par Le Point du Jour editeur à l'automne 2008.
    Ce texte tente de préciser la méthodologie impliquée par la présentation  de l'« univers de signes », complexe et tramé, façonné par Marker depuis cinq décennies.

    « De Chris Marker, on connaît généralement quelques œuvres phares (Le Joli Mai, La Jetée, Le Fond de l'air est rouge), et parfois la légende : l'amour des bêtes, l'indépendance farouche, l'engagement constant, le goût du secret et celui des images.
    Composé de vingt-deux notices à la fois historiques et analytiques, ce livre prend en compte l'ensemble du corpus markerien – des premiers articles dans la revue Esprit aux films célèbres ou méconnus, en passant par les photographies, les objets multimédias, les textes de toutes natures.
    Cette forme ouverte a paru la plus à même de restituer la diversité du « phénomène » Marker, ses complexités comme ses cohérences. Also known as Chris Marker (« Connu aussi sous le nom de Chris Marker ») est moins le portrait d'un homme ou d'un auteur qu'un récit suggestif, une traversée des signes qui en tracent les possibles visages. » (LePointduJour éditeur)

  • notes rapides et répétitives sur un sport imaginaire ou petite utopique du footballeur

    Ces notes ont été rédigées en deux temps.
    La première moitié, au lendemain de la demi-finale de la Coupe du Monde de Football 2006 qui opposait l’équipe française au Portugal. L’autre moitié, dans les jours qui ont suivi la finale perdue par les Français contre l’Italie.
    Ces réflexions, généralement lacunaires, reposent sur deux propositions qu’il est plus commode de préciser d’emblée.
    Proposition n°1 : il est probable qu’un match de football ne se gagne pas par l’accumulation des buts, mais grâce à la création et l’incorporation par les joueurs d’images de victoire. Contre toute attente, le matériel élémentaire du match de football n’est pas la physicalité (le terrain, le ballon, la vitesse, la frappe) mais l’imaginaire (et c’est ce qui explique les engouements et les débordements des publics et des nations).
    Proposition n° 2 : un seul joueur de football en activité a compris l’importance des images, la nature imaginaire de son sport.